La vérité sur la préhistoire

Lorsqu’on nous dit « homme préhistorique » la plupart d’entre nous visualise machinalement un homme blanc. Pareil lorsqu’on nous parle de la découverte du feu ou des 1ers outils en pierre. La raison est simple, absolument tous les récits de la préhistoire mettent en scène des personnages blancs: les livres, les dessins animés, les documentaires, les films et les musées. À l’école les illustrations qui accompagnent la découverte du feu ou l’utilisation des silex présentent également des hommes blancs. Les rares représentations de noirs dans la préhistoire concernent uniquement l’état primitif des premiers humains, c’est à dire l’australopithèque. Dès que l’Homme évolue en maîtrisant le feu, en utilisant des outils, en se sédentarisant, en élevant des animaux et en développant l’agriculture, les personnages s’éclaircissent.
tempFileForShare_20190916-002327.jpg
Sous un tel matracage, notre cerveau associe inconsciemment l’homme noir à un état primitif proche du singe et l’homme blanc à un savant. La vérité est que l’africain est à l’origine de la position bipède, de la maîtrise du feu, de la réalisation des premiers outils, de la sédentarisation et de tous les fondements qui ont permis à la civilisation humaine d’émerger. Ce fait ne signifie pas que l’africain est supérieur intellectuellement aux peuples qui découlent de lui, il a simplement bénéficié d’un environnement plus propice à la réflexion et à l’ingéniosité que ses confrères partis sur les autres continents.
La plupart des représentations de l’homme préhistorique qui nous ont été présentées dans les livres, les média et les musées sont des affabulations. L’exploration de la planète a été effectuée par des hommes noirs, les 1ères inventions aussi, l’apprivoisement des animaux aussi, la sédentarisation aussi, la parole aussi, les dessins aussi et l’écriture aussi. Les 1ers humains qui ont migré en Asie, en Europe, en Océanie et en Amérique étaient noirs. Leur apparence a changé par la suite pour s’adapter à leurs nouveaux environnements. L’homo sapiens blanc existe depuis seulement 8000 ans, contre 3 millions d’années pour le 1er humain noir et 200 000 ans pour l’homo sapiens noir. Malgré les résultats scientifiques indiscutables qui prouvent grâce à l’ ADN (homme de cheddar =noir, homme de neandertal = noir, homme de grimaldi = noir, etc) que l’homme noir possède un plus long et plus riche parcours pendant la préhistoire c’est uniquement l’homme blanc qui est représenté partout. l’homme noir est totalement absent. C’est une falsification due au complexe de supériorité créé par les européens pendant l’esclavage.
Concernant les faits :
Les plus anciens ossements des différents genres humains n’existent qu’en Afrique. D’ailleurs le continent africain est le seul de la planète où on a retrouvé toutes les espèces humaines qui ont existé. Il est donc reconnu de toute la sphère scientifique que l’apparition de l’Homme a eu lieu en Afrique.
PREMIERS HOMMES.jpg
Avant d’acquérir les compétences nécessaires à l’exploration des autres continents, l’africain a réalisé plusieurs progrès fondamentaux. Il a eu l’idée de se dresser pour pouvoir surveiller le danger de loin. C’est ainsi qu’il a quitté les arbres. Il n’avait plus besoin d’être en hauteur pour observer les environs. À force de se dresser régulièrement il a acquis la position bipède. Ce qui lui a permis de parcourir de longues distances et d’explorer le monde entier.
Ensuite l’africain a compris que le feu faisait fuir ses prédateurs et il a bravé les brûlures pour le domestiquer. Les dessins animés, les livres, les films (ex: la guerre du feu), les manuels scolaires et les musées ne présentent que des personnages blancs pour la découverte du feu, alors que la plus ancienne utilisation du feu par l’homme date de 1,5 millions d’années et a été retrouvée dans la grotte de Swartkrans en Afrique du Sud. L’Europe n’était pas encore peuplée à cette époque et de toute façon les premiers habitants de l’Europe étaient noirs. L’homme européen est devenu blanc il y a seulement 7900 ans. Le fait de présenter l’homme blanc qui découvre le feu est une falsification très grave de la chronologie humaine.  Le but de ce mensonge est de placer l’homme blanc au centre des découvertes les plus importantes et d’exclure l’homme africain de l’intelligence et de tous les tournants essentiels pour l’espèce humaine. L’africain est le père du génie humain et l’Afrique est le berceau du savoir. Ceux qui accusent ce rétablissement de la vérité de prôner la suprématie noire sont les mêmes que ça ne dérangeait pas de voir partout l’homme préhistorique savant représenté uniquement blanc et l’homme préhistorique primitif représenté uniquement noir. La seule suprématie qui existe actuellement est celle d’un petit groupe de scientifiques malhonnêtes qui s’approprient les mérites de l’homme noir depuis les temps reculés de la préhistoire.
Concernant l’art, dès qu’il est évoqué encore une fois on ne présente que des hommes blancs en train de peindre dans des grottes européennes comme celle de Lascaux. Pourtant c’est sur le continent africain que l’on recense le plus grand nombre de peintures préhistoriques ainsi que les plus anciennes. L’africain a longtemps été perçu comme primitif et sans intérêt donc quasiment aucune équipe de recherche n’a été financée pour étudier l’art préhistorique d’Afrique. Les peintures rupestres les plus sophistiquées avaient même été attribuées à des peuples extérieurs à l’Afrique. Ce n’est qu’avec le progrès des techniques de datation que la paternité africaine de ces peintures a été rétablie. L’homme préhistorique africain était si intelligent qu’il avait développé un moyen de produire des couleurs en broyant des végétaux. La poudre colorée était appliquée grâce à un roseau ou un os creux dans lequel il soufflait pour peindre les crinières et les pelages. De nombreux pétroglyphes (gravures préhistoriques sur roche) ont également été découverts partout sur le continent africain.
PhotoGrid_1558723269259.jpg
L’âge des peintures et des pétroglyphes n’est pas encore déterminé avec exactitude car la datation coûte très chère or les moyens financiers alloués aux recherches sur l’art préhistorique africain sont très limités voire inexistants. Cependant l’analyse d’un éclat de roche trouvé dans la grotte Blombosen en Afrique du Sud a révélé que le plus ancien dessin du monde est africain. On y voit une représentation géométrique couleur ocre tracée par homo sapiens il y a 73 000 ans. Des coquillages datant de 100 000 ont également été trouvés dans cette grotte. Ils avaient été taillés pour réaliser un collier. L’art a donc été développé par l’homme africain et il s’est répandu dans le reste du monde en même temps que sa migration. Sachez que l’Afrique regorge de sites préhistoriques à visiter.  Le génie humain est né en Afrique !
À l’école et dans les musées lorsqu’on nous montre les 1ers outils fabriqués par l’homme on met en scène uniquement des hommes blancs qui taillent des silex. Parmi les millions d’images référencés sur Google ou dans les bibliothèques, absolument aucune ne montre un homme noir en train de fabriquer un outil préhistorique. Notre cerveau n’a donc pas pu construire d’autres représentations que celle d’un homme préhistorique blanc. La réalité c’est que les plus anciens outils fabriqués par un humain ont été retrouvés au Kenya (3,3 millions d’années), en Éthiopie (2,55 Ma) et en Tanzanie (1,76 Ma). À ces époques l’homo sapiens n’était pas encore sorti d’Afrique. L’inventeur des outils et des instruments est donc africain. Il a fabriqué des instruments de découpes, des outils de construction puis des armes de chasse tels que des lances, des flèches, des arcs et des haches. Un arc nous paraît banal en 2019 mais il y a des millions d’années le processus cognitif qui a conceptualisé la propulsion et la force de pénétration relève du génie ! L’européen et l’asiatique ont perpétué sur leurs continents ce qu’ils avaient appris en Afrique avant de changer d’aspect.
moesgaard-museum-by-adrie-and-alfons-kennis.jpg
L’africain est le 1er homme préhistorique et également celui qui a réalisé toutes les découvertes fondamentales pour l’émergence de la civilisation, des sciences et de la technologie. La réhabilitation de cette vérité n’a pas pour but de hiérarchiser l’intelligence selon les continents ou la couleur de peau mais simplement de mettre la réalité historique à la place qui lui revient : dans la lumière. Il ne s’agit pas uniquement de l’histoire des africains mais de l’histoire de l’humanité. De la même façon que la paternité de la théorie de la relativité est attribuée à Albert Einstein sans que ça remette en question les connaissances et les progrès d’autres peuples, de la même façon la paternité des savoirs préhistoriques doit être attribuée à l’africain sans qu’il soit question de suprématie.
Safia EnjoyLife

 

3 commentaires sur « La vérité sur la préhistoire »

  1. Bonjour. Je voulais te remercier, pour ton travail de mémoire, et le choix des mots employés. Puis je te suggèrer des visites ou cours pour des enfants. Et peut être une rencontres?

    J'aime

  2. Le travail de restauration de la mémoire des noirs est un travail qui nous permet de faire un retro lavage de nos cerveaux que l’école occidentale a pollués avec des notion apocryphes, hypocrites, fallacieuses, resquilleuses, menteuses, féloniques, usurpatrices, malhonnêtes, conspiratrices… Les générations à venir, grâce à ce travail, seront moins esclaves que certains d’entre nous. Vous êtes une libératrice, vous êtes une visionnaire. 1000 années lumières de bénédictions pour votre clairvoyance.

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.